Nuit : réussir à déléguer sans culpabiliser

C’est vrai on dit que le bébé a besoin de sentir sa mère contre lui pour être rassuré et en se sentir en sécurité parce qu’il a l’impression d’être une partie de nous. Mais sans se mentir ça nous rassure aussi d’avoir nos bébés contre nous. Ça nous apaise, nous réconforte donne un fort sentiment de fierté… (sauf quand ils pleurent j’admets que niveau réconfort on peut faire mieux)…

Mais je pense qu’il est important de le dire le bébé a besoin d’être contre sa mère tout comme la mère a besoin d’être contre son bébé. (dans une certaine mesure).

Le noir et blanc cache bien mes cernes


J’ai eu un baby blues. Et malgré cela la fatigue etc… J’avais ce besoin irrationnel d’avoir mon bébé avec moi. Quand ma mère me proposait de prendre le relais je disais que oui mais en réalité au moindre signe de réveil je revenais de suite le prendre dans mes bras. (peut être est ce du au fait que j’ai ressenti comme une agression quand ma belle mère m’a prit mon fils des bras sans rien demandé alors qu’il avait même pas 15 jours).

En réalité il met arrivé deux mésaventures où j’ai du apprendre à laisser Alphonse à des personnes de confiance pour prendre le temps pour moi de dormir.

  • ¦ A la maternité ¦

L’accouchement a été rude. Rude pour tous le monde. Le fils la mère et un peu le père aussi.

Tous le long de mon séjour à la maternité je n’ai pas pu bouger presque. Chaque mouvement me coûté mais réellement…

Une faute à été commise par le gynécologue qui a engendré beaucoup de souffrance pour moi. J’étais shooté aux médicaments [et pas juste du doliprane… Même sans bouger j’avais envie de pleurer bref.]

Les nuits ont été d’autant plus difficile que j’étais seule. Seule avec de grandes difficultés de déplacement. J’étais obligé d’appelé les sages femmes pour m’aider malheureusement une fois Alphonse dans mes bras je ne pouvais bouger de la position où j’étais (assise ou semi couché). Au bout du 3 ème jour j’ai commencé à pouvoir me déplacer j’essayais de gagner en indépendance. Parce que ça m’agacait de demander de l’aide et surtout j’avais peur que l’on me signale parce que je n’arrivais pas à m’occuper de mon fils. Une peur qu’on me l’enlève…

Cette fameuse nuit du 3 ème jour, papa s’en va comme d’habitude car il était ko et qu’il devait bosser le lendemain et me voilà de nouveau seule, seule avec la douleur avec mes peurs et angoisses avec mon fils qui pleure beaucoup (alors que la journée il ne pleure jamais, il dort…). Cette nuit là il a de nouveau beaucoup pleuré, à 4h du matin j’appelle la sage femme en essayant de contrôler mes larmes je lui explique que je ne sais pas ce qu’il a qu’il fait que pleurer et que je ne comprends pas. Elle le prend et en 3 secondes il s’endort dans ses bras… Elle le berce le recouche, elle prend le temps de m’apaiser et retourne dans sa salle de surveillance. 5 minutes après qu’elle soit partie il se réveille et là hurlement… Elle l’a entendu de la salle qui était tout prêt. Et la pouf morphee était de retour. Au final elle l’a prit avec elle jusqu’au changement de garde pour que je puisse dormir. Eh bien il s’est réveillé seulement pour une couche sale entre 5h et 7h30 environ que je le récupère… Grrr le ptit coquin.

Bien entendu le matin j’étais toujours à fleur de peau les paupières lourdes les yeux rouges la voix défaillante… Les auxiliaires, sage femme et gynécologue passent comme d’habitude et là une visite inattendue. Une psychiatre qui passe avec une sage femme (qui était présente à mon accouchement d’ailleurs…) un hasard ? je ne sais pas… Elle me dit que oui qu’elle passe de chambre en chambre aujourd’hui… Qu’elle voit tous le monde. Mais que en effet on lui avait dit que j’étais exténuée, douloureuse etc et qu’elle avait demandé au service de néonatalogie de prendre mon fils la nuit suivante pour que je puisse faire une nuit complète… Quelle me donnerait un petit quelque chose pour m’aider à faire une vraie nuit réparatrice.

Qu’est ce que j’ai pu pleurer…. Mon fils entamait son 4eme jour que déjà je ne réussissais pas. J’avais déjà besoin que quelqu’un prenne la relève… La culpabilité! En plus Andres au travail j’étais seule aussi pour la première fois toute la journee il ne serait là que le soir.

Le soir arrive, bien sur il ne comprend pas notre fils est si calme, donc pour lui c’est absurde de l’amener mais à côté de ça il me voyait mal donc bon c’est pas grave puisque c’est difficile autant que je leur laisse… Il m’a dit qu’il fallait que j’en profite et que je dorme. Je vous raconte pas les larmes que je n’arrivais a pas à arrêter, la culpabilité qui me submergeait !

Et puis au delà du sentiment de culpabilité, juste le fait de ne pas avoir mon fils près de moi c’était tellement insurmontable.

Heureusement que la psychiatre avait donné un calmant sinon je sais pas si je me serais arrêtée… bref j’ai réussi à dormir, ça a été compliqué intérieurement mais ça m’a fait du bien. L’équipe médicale a voulu refaire une deuxième nuit mais j’ai refusé !

Certes ça a été bénéfique mais hors de question d’être de nouveau séparé de mon bébé.

  • ¦ A la maison ¦

La seule fois où je me suis fait « avoir » c’est une nuit où mon chéri m’avait donné un cachet pour me détendre parce que je pleurais beaucoup de fatigue… Et au final je me suis endormie et je n’ai même pas entendu mon fils se réveillait. Imaginez ma tête quand je vois 9h du matin « ohhhh il a fait une nuit complète !! » l’air grave fièreAh bah non tous le monde en a biiip dans la nuit en réalité

J’ai culpabilisé parce que c’est pas le père qui s’est levé pour donner le biberon c’est la belle mère qui a fait la nuit

Et même bien après à l’âge de 4 ou 5 mois, je vivais temporairement chez ma mère le temps que l’on ait trouvé notre appartement sur Bordeaux, elle voulait faire une nuit pour que je puisse dormir.. Chaque matin je disais oui de fatigue et chaque soir je refusais parce que c’était ma responsabilité, mon fils et que j’avais ce besoin de l’avoir contre moi. En même temps j’avais repris le travail donc malgré la fatigue la nuit était notre moment à nous, notre moment câlin sans personne de la famille autour.

Si j’ai fait un enfant ce n’est pas pour déléguer le côté « ingrat » aux autres. Il faut assumer. Si ma mère me lisait elle me répondrait que les grands mères sont aussi là pour aider une fois de temps en temps… et que cela ne veut pas dire que je n’assume pas mon fils !

Je comprends ce point de vu mais ma mère en fait déjà tellement. Et ma belle mère c’est différent. D’une part c’est pas Ma maman donc ça y joue mais aussi elle n’habite pas aussi près. Si je change d’avis avec ma mère au dernier moment c’est pas grave je peux venir dormir chez elle en 3 minutes… Tandis que ma belle mère de suite il faut prendre la voiture 20 min allé 20 min retour. Bah oui je ne me vois pas dormir chez elle seule, et je sais qu’ Andres me dirait de ne pas y aller et s’il n’arrivait pas à me convaincre il ne viendrait pas. [ceci dit peut être que je me trompe]

Je suis incapable de le laisser sans culpabiliser même quand je sais que c’est bien mieux pour lui…

La fois où l’on est parti en week end chez des amis pour un anniversaire, Alphonse avait 5 mois il était bien mieux chez ma belle mère qu’avec nous entre la route le bruit les personnes qu’il ne connaissait pas… Oui vous avez bien lu c’est ma belle mère qui a eu le privilège de le garder pour la première fois. Ma mère était en vacances à ce moment là…

Je ne vous dis pas l’état dans lequel j’étais en le laissant le matin.. Mais le pire en plein milieu de la soirée j’ai senti le manque. Un truc c’est passé en moi et là j’ai regardé l’heure… C’est notre moment câlin et mots doux avant de faire dodo… Ça n’a pas loupé, les larmes ont coulés à flots.

Il y avait la culpabilité de ne pas être auprès de mon fils là où était ma place mais aussi le manque.

Le manque de sentir sa peau contre ma peau [en écrivant ces mots j’ai de suite l’air de Matt pokora en tête… Oups Pardon].

C’est pour ça que je pense sincèrement que nos bébés ont besoin de nous d’être contre nous mais c’est un besoin tout aussi réciproque !

Et vous, ressentez vous cette sensation ? Comment gérez-vous de laisser vos bébés la nuit ?

Est ce que cela change en grandissant ? Cela devient plus facile ou est-ce que l’on fait seulement abstraction de tout cela ?

Bisous les ptits loups, Léa

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